La solution dépend entièrement du type de pellicules que vous avez. Les pellicules sèches (petites, blanches, qui tombent sur les épaules) ne se traitent pas du tout comme les pellicules grasses (épaisses, jaunâtres, collées au cuir chevelu). Se tromper de traitement peut même aggraver le problème. Avant de choisir un shampoing ou un remède, il faut d’abord comprendre ce qui se passe sur votre cuir chevelu.
Selon votre type de pellicules
- Pellicules sèches : shampoing doux + actifs apaisants (piroctone olamine, zinc pyrithione)
- Pellicules grasses : shampoing antifongique + actifs purifiants (kétoconazole, acide salicylique)
- Pellicules persistantes malgré traitement : consultez un dermatologue (psoriasis, dermite séborrhéique)
D’où viennent les pellicules ?
Les pellicules sont un renouvellement accéléré des cellules du cuir chevelu. Normalement, les cellules de l’épiderme se renouvellent en 21 à 28 jours et se détachent de façon invisible. Quand ce cycle est perturbé, les cellules s’agglutinent en amas visibles avant d’avoir eu le temps de se désagréger. C’est ce qui forme les squames blanches ou jaunâtres qu’on appelle pellicules.
Le principal responsable est un champignon microscopique appelé Malassezia. Il vit naturellement sur tous les cuirs chevelus, mais chez certaines personnes, il prolifère de façon excessive. Il se nourrit du sébum, le dégrade en acides gras irritants, et le cuir chevelu réagit en accélérant le renouvellement cellulaire pour se défendre. C’est un cercle vicieux.
D’autres facteurs aggravent le phénomène : le stress (qui modifie la composition du sébum), les changements de saison (les pellicules sont souvent pires en hiver, quand l’air est sec et le chauffage assèche le cuir chevelu), les shampoings trop agressifs qui irritent, et certains déséquilibres hormonaux.
Si vous avez des pellicules sèches
Les pellicules sèches sont fines, blanches, et tombent facilement sur les vêtements. Le cuir chevelu démange souvent mais n’est pas gras. C’est le type le plus courant.
La cause principale ici est un cuir chevelu déshydraté et irrité, pas un excès de sébum. Le Malassezia peut jouer un rôle, mais dans une moindre mesure que pour les pellicules grasses.
Les actifs qui fonctionnent :
Le zinc pyrithione est l’actif le plus courant dans les shampoings antipelliculaires grand public. Il a une action antifongique et antibactérienne modérée. C’est un bon premier choix pour les pellicules sèches légères à modérées.
La piroctone olamine est un antifongique plus doux que le zinc pyrithione, souvent utilisé dans les shampoings « antipelliculaires doux ». Il fonctionne bien sur les cuirs chevelus sensibles qui réagissent mal aux formules agressives.
Ce qu’il faut éviter : les shampoings très décapants à base de sulfates puissants (SLS). Sur un cuir chevelu sec, ils aggravent la desquamation. Préférez des bases lavantes douces et complétez avec un soin hydratant pour le cuir chevelu (sérum ou masque spécifique). La gamme Les Secrets de Loly propose des formules douces sans sulfates qui conviennent aux cuirs chevelus réactifs.
Si vous avez des pellicules grasses
Les pellicules grasses sont plus épaisses, jaunâtres, et restent collées au cuir chevelu. Le cuir chevelu est souvent gras, avec des démangeaisons plus intenses. C’est un terrain propice à la prolifération du Malassezia.
Ici, il faut agir sur deux fronts : contrôler le champignon et réguler le sébum.
Le kétoconazole (2%) est l’antifongique le plus efficace, disponible en pharmacie (souvent sous le nom Nizoral ou équivalent générique). C’est le traitement de référence validé par les dermatologues. Utilisez-le 2 fois par semaine pendant 4 semaines, puis 1 fois par semaine en entretien.
L’acide salicylique (dans les shampoings ou les lotions) a un double intérêt : il exfolie le cuir chevelu pour décoller les squames, et il a une légère action anti-inflammatoire. C’est un bon complément pour les cuirs chevelus très squameux.
Le sulfure de sélénium ralentit le renouvellement des cellules du cuir chevelu et a une action antifongique. On le trouve dans certains shampoings de pharmacie (Selsun, par exemple).
En pratique : alternez un shampoing traitant (kétoconazole ou sulfure de sélénium, 2 fois/semaine) avec un shampoing doux les autres jours. Ne faites pas l’erreur d’utiliser le shampoing traitant à chaque lavage, car ces formules sont conçues pour un usage intermittent.
Les remèdes naturels qui aident (et ceux qui ne servent à rien)
L’huile d’arbre à thé (tea tree). C’est le remède naturel le mieux documenté contre les pellicules. Une étude de 2002 (Journal of the American Academy of Dermatology) a montré qu’un shampoing contenant 5% d’huile de tea tree réduisait significativement les pellicules après 4 semaines. Ajoutez 3-4 gouttes dans votre dose de shampoing, laissez poser 2-3 minutes avant de rincer.
Le vinaigre de cidre. Un rinçage au vinaigre de cidre (2 cuillères à soupe dans 1 litre d’eau) acidifie le cuir chevelu, ce qui freine la prolifération du Malassezia (qui préfère un pH neutre à alcalin). C’est un bon complément, pas un traitement suffisant seul.
L’aloe vera. Ses propriétés apaisantes et hydratantes soulagent les démangeaisons et calment l’irritation. Appliquez du gel d’aloe vera pur sur le cuir chevelu 20 minutes avant le shampoing. C’est un soin de confort, pas un antifongique.
Ce qui ne fonctionne pas : le citron pur sur le cuir chevelu (trop acide, risque d’irritation), l’huile de coco seule (nourrit aussi le champignon), et les shampoings « antipelliculaires » à base d’herbes sans actif identifié.

Les erreurs qui entretiennent les pellicules
Gratter le cuir chevelu. C’est tentant, mais le grattage aggrave l’inflammation, crée des microlésions et stimule encore plus la desquamation. Si ça démange, appliquez un soin apaisant plutôt que de gratter.
Espacer les shampoings. Beaucoup de personnes pensent que laver moins souvent résoudra le problème. C’est l’inverse : sur un cuir chevelu à pellicules grasses, le sébum qui s’accumule nourrit le Malassezia. Pour ce type de pellicules, un lavage régulier (tous les 2-3 jours) avec un shampoing adapté est préférable.
Changer de shampoing trop vite. Un shampoing antifongique met 3 à 4 semaines pour montrer ses effets. Arrêter après une semaine parce que « ça ne marche pas » est la raison la plus fréquente d’échec du traitement.
Sécher les cheveux à chaleur maximale. L’air chaud assèche le cuir chevelu et aggrave les pellicules sèches. Séchez à température basse ou moyenne, et gardez le sèche-cheveux à au moins 15 cm du crâne. Un soin hydratant comme le Repair Time des Secrets de Loly peut aider à rétablir l’hydratation des longueurs abîmées par les traitements antipelliculaires, qui ont tendance à assécher.
Questions fréquentes
Les pellicules sont-elles contagieuses ?
Non. Le Malassezia est un champignon naturellement présent sur tous les cuirs chevelus. Les pellicules résultent d’une réaction individuelle, pas d’une contamination. Partager un peigne ne transmet pas les pellicules.
Un shampoing antipelliculaire peut-il être utilisé tout le temps ?
Les shampoings doux antipelliculaires (piroctone olamine, zinc pyrithione) peuvent être utilisés au quotidien. Les shampoings médicamenteux (kétoconazole, sulfure de sélénium) sont prévus pour un usage intermittent (2-3 fois/semaine max) et doivent être alternés avec un shampoing doux.
Les pellicules peuvent-elles provoquer la chute des cheveux ?
Les pellicules seules ne causent pas de chute. Mais un cuir chevelu très inflammé et gratté de façon répétée peut fragiliser le follicule pileux et favoriser une chute temporaire. Traiter les pellicules résout généralement le problème.
Quand faut-il consulter un dermatologue ?
Si les pellicules persistent après 4 à 6 semaines de traitement bien conduit, si elles s’accompagnent de plaques rouges épaisses, de squames très adhérentes ou si elles s’étendent au visage (sourcils, plis du nez), consultez. Il peut s’agir d’une dermite séborrhéique ou d’un psoriasis du cuir chevelu, qui nécessitent un traitement médical.
En résumé
Les pellicules ne sont pas une fatalité, mais il faut d’abord identifier le type (sèches ou grasses) avant de choisir un traitement. Les pellicules sèches demandent un shampoing doux avec un antifongique léger et de l’hydratation. Les pellicules grasses nécessitent un antifongique plus puissant (kétoconazole) et un lavage régulier. Dans les deux cas, comptez 3 à 4 semaines avant de juger l’efficacité d’un traitement, et consultez un dermatologue si rien ne s’améliore.


